Archive for the 'Poetry' Category

“La memoire de mon hydre pleure.” Marina De Van.

Sunday, April 11th, 2010

Collages et dessins de Marina De Van en relation avec le film “Ne te retournes pas”.

Technique mixte.
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copyright Marina De Van
http://www.imdb.com/title/tt1075113/
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The impact of the alicorn on the frequency of the internal radio.

Monday, September 21st, 2009

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10 inches x 12 inches, collage, mixed media on paper.

2009 , Seattle.

boast

Thursday, July 24th, 2008

down are the days,

we shook ourselves,

off.

the past,

in circles,

joined by the stars,

met,

in this ultimate place.

we hired a cab,

pulled down a flag

and we were again on the road,

running.

running are the kids in the yard,

the apple tree slept,

you were here even though.

I whispered a couple words,

they flew like clouds,

withheld upon your head,

prayers and prayers,

words of wish,

flow, flow, flow.

too late, too early,

too perfect.

I stumble, and you fall.

flat, flat, flat.

regardless to our will.

we look up, rise again and laugh.

chin bruised, a slight drop of dried blood,

a pin stuck under your foot,

a stone stuck in my chest.

chuckling ducks.

half lamb, half wolf

Saturday, July 19th, 2008

I’m half lamb, half wolf,

I send these words to you.

I’m half lamb half-wolf,

I send these words to you.

All I can think about…

Monday, September 10th, 2007

All I can think about is tearing open my torso, getting my lungs out and drying them up to feed some dogs.

LA CONCHE ET LE DIAMANT

Wednesday, March 7th, 2007

Un corps en conche
se fait caisse,
résonance de l’Etre.
Sur aucune paroi ne frappe le son.

Chaque cellule est un tympan.
Chaque cellule claque, claque,
un serpent, deux serpents.
Les systèmes s’empilent
et le corps, las des langues,
se détend à la lumière d’un écho.

Tremblement immédiat des papilles.

Des capteurs coulent vers le coeur qui ramasse les notes,
amasse, en valse rythmique
les battements que sont l’orchestre qui nous relie
à toutes les autres musiques.

Les nerfs en branches sifflent dans le vent de l’arbre qu’est notre Etre.

Une fille se crispe au bruit d’une clef qui tombe à terre, touche le sol,
les bruits de pas se confondent au bruit du sang qui pulse dans le bas-ventre.
Ventriloques sont ces événements qui parlent.
Des oreilles sifflent et renvoient la conscience à son chant initial.
La vie pulse et la joie se cogne entre les cotes,
afin de déplier le reste.

Les artères ont leur mélodie. Le sang coagule sur de fausses notes.

Quand jetée à terre, elle sanglotait,
le cou crissant comme une poule qui piaille,
des pluies de conscience, frappant les oreilles
descendaient le long de la colonne, pilier du monde.

Le souffle traverse le corps qui se soulève.

Les vrais chutes ne font pas de bruit.
Mais le réveil de la cellule hurle.
Mystère de soi, hors de soi.
Une poitrine se déchire et c’est un monde qui s’ouvre.

Personne ne te voit, mais le squelette entier est secoué.

Les larmes s’accumulent dans les os.
Les sanglots se cristallisent en cailloux dans l’articulation.
L’os grince à la rotule.
Les cailloux frottent à force de mouvements inutiles.
Une main part brusquement
au geignement d’un nerf sciatique.

Fissure.

La fissure émet-elle un son ou bien le son fait-il la fissure?
Le son fend le corps.
Ils parlent si fort que l’on n’entend plus. Ils fendent les âmes.
La fleur qui fane entend-t-elle la courbure de son cou qui flanche?
Quel est ce silence qui n’existe plus?

Il y a entre les côtes des chants de sirènes, dans des paysages larges et fleuris.
Il y a entre les côtes des silences plats, parfois,
des orages, et des cognements d’acier, des bruits de bêtes et d’argent,
sous un pancréas, une caverne, sous un foie, une fille qui attend.

Ta Présence étourdie l’oreille.

Seul le diamant se tait.

Seattle, WA.

Disasters glow, beautiful fires…

Thursday, February 1st, 2007

Disasters,
glow,
beautiful fires
in the dark.
One sun,
one moon,
one man,
you order me to stay on the periphery,
of your eyebrows:
lungs could be the wings of the heart,
clapping are they like headphones,
they beat drums on your inside
and you sigh.
You bruise everything you look at.
Have you recorded all the events you have witnessed?
wind in the branches,
birds cackling,
and shaking our thoughts,
by flapping wings.
No one has heard the noise of,
tiptoes on ice,
no one prays on sinking ships.
You battle strongly,
why not let go?
I hang on to the idea of some nipples.
The heart pains at recognizing its true self and desire.
The signs have lost clarity,
bright is the night,
and the stars shine as a thousand suns at midday.
You lost track of the thought.
The stones you carry,
hold you down,
till you drop them in some unkown abyss.
Abyss of the heart,
stones like plums.
Stones cannot rot,
you think,
as they disintegrate
in the wind.

Seattle, February 2007.

Une soeur bâtit un empire, ce matin.

Sunday, January 28th, 2007

Une soeur bâtit un empire,
les oies sauvages quittent le nid,
vertes sont les traces dans le ciel,
assoifées d’avenir et de frais en nuque.
Des larynx de bêtes sifflent dans le vent,
glacés par ton soupir,
tu aides le dernier oiseau soulevé.
L’élan d’une foule
divise des êtres qui tressautent par surprise,
un frêre ami ressere ses liens
et puise en lui un dernier fond de chaleur,
la bougie éteinte, cire durcie, mêche collante,
frappe le vent froid.
tout bouge au sein de l’immobilité.

Professionnels poètes singent
une fois de plus les Ecritures.
Ah! mais c’est bien toi
que je vois apparaître
derriere ce flan!
Tu ne sais pas si bien dire,
bruit dans une corne
au loin qui muse.
Cherche plus loin,
cherche encore.
le calcaire s’aplatit sous le poid
de ta forme humide.
Pelée est la pierre.

C’est tout un monde
encore que cette affaire la.
Des dossiers s’empilent sous toi,
qui mange des pages de catalogue.
Pourtant les pages claquent encore,
courant d’air, brusque et futile.
une moisissure court apres une autre.
et la vieille peugeot recule dans ta memoire.
Suzanne, ah tu cries encore,
mais que fais-tu vieille peau
de mensonges, arrachée à l’eau?
tu nous épuises, petite rate.

Il y avait des ruisseaux sans source
et des rives sans mère,
des rivières sans mont,
sans neige fondue,
et d’artifice,
tout tenait en un seul morceau.
Escalade-moi, vieille vache,
si tu ne crois pas que je te vois,
avec tes mouvements de hanches
et tes pies qui dansent
quand je soupire.

Tout s’étiole,
et toi avec.
Et ta soeur qui danse,
du ventre avec un piquet,
pour signaler les avancées technologiques,
qu’en fais-tu?
serre-la fort,
elle coule.
Hors de toi aussi,
elle coule.

Elle voyait cette coulée,
au bas des descentes de lit, jadis.
sauvage descente de liquide
retenue dans des tapis colorés.
Elle s’allongeait à chaque cri,
la vache en elle meuglait en vain,
la docilité avait laché
toutes les cordes.
Pourtant descendre fait du bien.

Brise aquatique,
estompe encore les lignes d’horizon.
Les vagues servent de tampon
aux horizons qui se cognent,
et toi Suzanne qui fond dans le décor
de vieux palmiers et bananiers de négriers
je t’entends encore hurler quand il pleut
et que les larmes gèlent mes joues.

Des coeurs malades,
tu sêmes, vieille bique,
en colère,
20 ans sans te voir
et tu crois que je ne te vois pas,
derrière tes lunettes,
et ta peau de lezard.

Des champs de blé
couvrent encore un peu,
certaines parcelles de terre,
raze campagne,
à vol d’oiseau,
je ne peux pas faire fausse route.

Vol d’oiseau,
singe-toi encore,
veille à tes perceptions érronées,
d’autres rivières
ont tarries sur des pierres hautes et plates.

Coule.
La soeur se tient debout
à la tête de l’empire,
le vent soufle dans ses cheveux.

L’empire est une femme ce matin
qui a mal dormie.
Baille.

Elle recule encore,
et fond.

Flaque.

(…)

Vanessa Briggs, Seattle, 2007